jeudi 11 novembre 2010

Trail du Pévèle ce 11 novembre 2010

Plusieurs jours que je m'interroge : y vais ? y vais pas ?
Et puis comme d'habitude, c'est la plus longue distance qui me tente évidemment. Mais je sais bien que je dois être raisonnable à cause de ce "GRRR..." de genou qui me joue toujours des vilains tours.
Du coup, tout cela m'amuse beaucoup moins... Flûte.

Mercredi.... les journées passent vite cette semaine ! Toujours pas pris de décision.
Je regarde la météo... BEURK !
Je vais quand même chercher mon nouveau Camel Bak chez Alex. Surprise : Corine entre dans la boutique ! Discussion sur qui fait quoi ce week-end.. et la météo. Je propose à Coco de le faire cool avec moi... mais la pluie n'est pas tentante... elle fait la grimace pour demain et préfère garder son punch pour le cross de Wambrechies dimanche.
Comme je te comprends Coco :-)
Bon, ça m'aide pas trop pour décider... sous la couette bien au chaud, ça c'est un bon programme non pour un jour férié ? :-)
Mercredi soir : allez je jette un coup d'oeil au site de Météo-France... Tiens, la pluie n'est finalement prévue QUE l'après-midi. Mouais... c'est pas gagné.
La nuit se passe quasiment blanche, comme toutes les fois où il y a une compétition le lendemain (je suppose que vous êtes plusieurs à connaître ça). Je fais la paresseuse et évite de me lever pour regarder le temps dehors, mais j'entends bien qu'il y a de l'eau qui tombe.
"Il est 5h... Paris s'éveille..." Ben non je ne suis pas à Paris mais je pensais à ma copine Véro de la Trans Aquitaine : ce n'est pas un peu d'eau qui va faire la loi !
Allez hop debout ! j'en ai marre de tourner dans mon lit. Douche, p'tit déj, sac et c'est parti.
Arrivée sur le site, 1ère surprise : je croise Anne-Laurence (ex du club qui avait accompagné Karine, Véro et moi à Gérardmer), qui cherche à se garer. Je l'abandonne pour aller m'inscrire avant qu'il ne soit trop tard et je n'aurais plus l'occasion de la croiser (désolée Anne-Lau).
J'essaie de trouver les inscriptions et hop 2è surprise : je retrouve un Trans Aquitain, Sébastien, un peu perdu de vue après nos 220 km. Ça fait super plaisir de se voir.
Bla bla bla... mince le dossard n'est toujours pas dans mes mains ! Allez il faut que j'y aille!

Ouf, je le tiens ! déjà 10h... arrêt pipi avant de changer de chaussures et enfiler mon coupe-vent.

Et là.. 3e surprise : MARION est là. Elle reprend "tranquille" les courses à droite à gauche, c'est sympa de la retrouver après la sortie Laser Game du club.
Elle m'a bien faire rire en disant "tranquille" ! Comme si je ne te connaissais pas Marion !!!! :-)

Déjà rien que pour ça, je suis contente d'être venue.

Je sors de la salle et... 4e surprise : je tombe nez à nez avec notre nouveau coach vélo : Hervé.
Ça sent la prépa pour un nouveau grand défi...

Et les surprises continuent de s'enchaîner : mes prochains "nez à nez" tomberont sur Maïté et David, suivi par Guillaume et Valentin qui sont garés juste à côté de moi.

Je cherche Christophe, histoire de l'encourager : il s'aligne sur le 35 aujourd'hui. Finalement, je ne verrais que sa casquette blanche sur la ligne de départ à quelques pas devant moi. Mais je ne bouge pas pour ne pas le déconcentrer car le départ va être donné.

BIIIIP ! (TUUUT ou ce que vous voulez). C'est parti !
Il y a beaucoup de participants malgré les conditions. Dixit Météo-France qui s'est (encore) planté : ben oui, il pleut ! et pour ajouter au plaisir, il fait un vent à décorner les bœufs !
D'entrée de jeu, nous avons tous les pieds dans la boue. "Voilà, ça s'est fait" comme dit Cécile. Et ça dure... dure... alors la barbe, je patauge dans les flaques comme une sale gamine ! De toute façon, j'ai passé l'âge de la fessée et puis c'est plus rigolo ! D'ailleurs je ne suis pas toute seule... un participant s'en donne à cœur joie et saute juste à côté de moi !
J'ai vissé mon ipod sur les oreilles mais avec le vent, j'ai la sensation d'être devenue sourde.
Le vent... de face, de profil, de dos... ah zut ça ne dure pas, le revoilà de face... Il m'agace celui-là à nous balancer l'eau sur la figure !
Tiens, Marion me double ; je lui fais un petit coucou et elle reste quelques mètres avec moi. Le temps de se demander où on en est dans le kilométrage.
Zut, la question me turlupine un peu maintenant et j'interroge un signaleur : 7,8km. Un coup d'œil à la montre. Rassurant : malgré ce vent, je suis pile dans les temps que je dois tenir.
Alors ça, c'est un vrai trail nature : des kilomètres de chemins en plein champ. Les chaussures lâchent un "shluurpp" à chaque pas. Je change ma façon de poser les pieds, ça soulage un peu cette impression de pesanteur.
Tiens un peu de route... ouf ! ça repose un peu. Puis hop... re-chemins bien boueux avant de se retrouver sur les pavés.
Ça fait vraiment du bien et je relance la machine pour retrouver un rythme un peu plus "actif". Les sensations reviennent convenablement. Je vois un énorme "10" sur la route. Bon, c'est plus que la moitié des 16,5 indiqués sur le bulletin d'inscription (version officielle ???? car Guillaume a jeté un doute avant le départ quand même et sur le site, on peut lire 18). "Arrêtes de réfléchir Isa" ; allez, ce "gros 10" me rassure un peu. Et puis, me dis que j'ai bien fait de rester sur le 16,5.
"Il court, il court le furêt..." et nous aussi. J'ai du mal à deviner le kilomètrage et je n'ose plus regarder ma montre, car je me doute bien avoir ralenti dans les fameux chemins gadouilleux. Allez tant pis, bien que je sache qu'il s'agit d'une erreur, je pose la question à un autre signaleur... "plus que 2 km qu'elle me dit". Ah bon ? Alors ça, ça me va.
Mais je ne regarde toujours pas ma montre et là, 2e grosse erreur de ma part... j'aurais dû !
Je ne sais pas combien de temps j'ai couru mais le prochain signaleur annonce à notre passage "plus que 2km"... EUHHH ??? J'ai pas dû bien comprendre avec ce satané vent.
Parce que 2 + 2 ça fait bien 4.
Zut ! Zut ! Flûte ! Dans ma tête, j'ai un cardan qui fait "cling". Baisse de régime... mais je cours quand même (le Coach Patrick dit toujours qu'il faut courir même si envie de marcher, et même marcher vite le coach dit "NON").
Devant moi, 2 coureurs marchent depuis un bon moment déjà. C'est tentant d'imiter, mais je décide au moins de les rattraper.
Un autre coureur me rattrape et a remarqué mon ralentissement. Gentiment, il me dit "Allez, ce n'est plus très loin, venez avec moi"...
Je le remercie et accroche son rythme.
Nous arrivons à hauteur des 2 coureurs qui marchent... ET HOP dernière surprise : que vois-je sur les coupe-vent ? "CEUX DU LAC de Villeneuve d'Ascq" : je reconnais 2 des coureurs qui m'ont accueillie parmi eux, sur les conseils de Patrick, quand j'ai commencé le triathlon.
Je leur lance un "Coucou Ceux du lac, raccrochez les wagons"... et ils font plus que raccrocher, ils repartent de plus belle et nous doublent un peu avant l'arrivée.
J'adore cet esprit trail où quelques mots suffisent parfois à relancer la machine, que l'on soit connu, reconnu ou pas.
Et d'un seul coup, on voit les calicots au coin du stade... enfin nous y voilà.
Et j'ai un doute... petite prière : "Gloups, pourvu qu'on ne doive pas faire un tour de stade avant de franchir la ligne".
Et bien non la ligne d'arrivée est juste à l'entrée du stade. Et finalement, ça me fait tout bizarre. C'est fini ???
Oui c'est fini.
Enfin ça dépend pour qui.
Je pense à Christophe... comment se sent-il ? "Accroches toi Christophe, tiens bon".

On est accueilli gentiment à la salle avec boisson, sandwich et quartiers d'oranges. Miam les oranges !
Je me réchauffe mais finalement décide de rentrer sans attendre notre Christophe.
Je recroise Maïté et suis heureuse d'apprendre sa 2e place (à confirmer).
Bravo Maïté ! j'étais inquiète pour toi car tu pars toujours très vite.

Conclusion : AUCUN REGRET car :
1/ ce fut une matinée riche en heureuses surprises d'y voir plein d'amis
2/ je me suis amusée (malgré, comme chacun l'aura compris, cette fichue GRRRRRRR de météo)
3/ j'ai tenu les paramètres que je m'étais imposée.

C'est un très beau 11 Novembre. J'espère que vous avez bien profité du vôtre.
GROS BISOUS À TOUS.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il semble que vous soyez un expert dans ce domaine, vos remarques sont tres interessantes, merci.

- Daniel